Accueil > Actualités > La place des femmes en entreprise, vaste débat

Actualités 16 novembre 2017

La place des femmes en entreprise, vaste débat



Enregistrer au format pdf

Ce mercredi matin, à Niort, le réseau des femmes en mutualité : MutElles, lancé en 2016 et piloté localement par Martine Carlu (IMA), organisait un petit-déjeuner débat sur "la parité en entreprise, mythe ou réalité ?"

APIVIA Mutuelle s’était chargée de l’organisation et son président Jean-Luc Pelaud était d’ailleurs présent au débat comme une quarantaine de participants, majoritairement des femmes en poste dans différents réseaux mutualistes localement.
Etaient invitées à témoigner pour leur parcours Stéphanie Soarès de la Mutualité Française, Marianne Binst DG du réseau Santéclair et Chloé Stévenet, responsable de la communication du Stade Rochelais.

Pour Marianne Binst, 57 ans, ouvertement féministe, membre du collectif "les fameuses" à Nantes, le sentiment d’injustice était présent dès l’enfance "à mon époque, une fille ne pouvait pas faire de foot, ni réclamer un établi à Noël, c’était comme ça et on a grandi avec. Côté professionnel, je constate que le monde des assurances a une culture assez paternaliste. On retrouve des femmes responsables RH ou communication mais pas dans le management général. Les femmes passent leur temps à prouver qu’elles sont capables, ce n’est pas normal. D’ailleurs au sein des "Fameuses", nous avons créé une formation pour que les femmes osent demander une promotion ou une augmentation."

Chloé Stévenet, 35 ans, est responsable de la communication du Stade Rochelais depuis 2010. Après des études de communication aux Etats Unis, elle est sollicitée par les dirigeants du Club de rugby pour prendre le micro et animer les matches. "J’ai joué le jeu de ce faire-valoir dans un milieu très masculin. Le rugby aujourd’hui ce sont 450000 licenciés hommes, pour 25 à 30000 filles, mais ça progresse, il y a 10 ans, on était 5000 ! Au Stade Rochelais, les POC’ettes comme on les appelle sont un peu plus de 150."

Stéphanie Soarès soulignait que "au sein de la Mutualité, on compte beaucoup de femmes, sauf dans les hautes sphères. 13% de femmes sont présidentes de mutuelles, elles représentent pourtant 75% des salariés mais 75% de la gouvernance est assurée par les hommes."

Les témoins de ce débat : de gauche à droite, Martine Carlu (réseau MutElles), Stéphanie Soarès (Mutualité française), Céline Baty (Responsable communication APIVIA Mutuelle), Marianne Binst (DG Santéclair) et Chloé Stévenet (Responsable communication du Stade Rochelais)

Pour certaines, la parité n’est pas un sujet central, pour d’autres, il faut imposer des quotas. La question reste partagée. L’évolution de la place des femmes, notamment en entreprise, a connu une progression indéniable au cours de ce dernier siècle et se poursuit, mais le fameux plafond de verre semble encore trop présent. Certaines participantes ont rappelé que la résolution des problèmes d’égalité femmes-hommes ne viendra pas que des femmes, c’est un phénomène de société à résoudre ensemble. De l’avis général, il faut aussi faire confiance aux nouvelles générations et en attendant, leur renvoyer une image de femmes épanouies dans leur travail, porteuse de confiance en soi, ingrédient essentiel pour abattre toutes les barrières.

CR



  • louise
    23 novembre 2017, 06:48

    Je suis dans la PNL et j’ai trois collaborateurs, la plupart des entreprises qui font appel à nous préférent que ce soit un homme qui intervienne qu’une femme, comme si ça ne faisait pas crédible

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?

Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.