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Actualités 10 mars 2017

Le CJD mise sur le numérique au service de l’homme



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La section niortaise du Centre des Jeunes Dirigeants (CJD) a ce mercredi rassemblé près de 1000 personnes au parc expositions de Noron pour un débat éclairé sur le numérique avec des intervenants de haut vol : Gilles Babinet, expert reconnu, Laurence Parisot qui agrège sa connaissance de l’entreprise aux nouvelles technologies et Alexis Normand, expert chez Withings (récemment racheté par Nokia).

Nombreux étaient donc les acteurs économiques venus de toute la région pour suivre ce débat rythmé "à la sauce CJD" grâce à la complicité de Philippe Risotto. Tous les deux ans, l’exercice est périlleux pour le mouvement de jeunes entrepreneurs : trouver un thème accrocheur, des intervenants de qualité, assurer le show et ... remplir la salle. Pari réussi semble t-il pour cette édition présidée par Etienne Courteille. La section locale du CJD, créée en 2013, qui rassemble 50 entrepreneurs, semble avoir trouvé le juste équilibre pour une "soirée prestige" réussie.

Sujet d’actualité repris dans les programmes des candidats à la présidentielle, le numérique amène pourtant le débat. Pour Laurence Parisot, c’est un accélérateur de croissance, mais il ne faut pas en oublier sa dimension humaine et éthique. Gilles Babinet, qui intervient en tant qu’expert notamment à la Commission européenne, délivre un constat plus amer. Pour lui, la France accuse un retard considérable dans ses équipements et pire, son approche sectorisée, opposant public et privé freine considérablement le développement que l’on pourrait en attendre. "Faites le test de refaire votre permis de conduire en ligne et vous verrez toute la lourdeur du système actuel" explique t-il, rejoint par Alexis Normand "En Finlande par exemple, le dossier médical est entièrement numérique et est accessible pour chaque citoyen, on est loin du compte en France." Laurence Parisot, qui présida le MEDEF en lui apportant une touche connectée, pointe du doigt le décalage entre l’offre et la demande d’emploi qui ne parvient pas à disparaître avec des outils numériques pour le moment inadaptés. "L’Etat impose des règles aux plateformes privées, freinant leur développement alors que ces mêmes règles, il ne se les applique pas à lui-même" ajoutait elle.
Alors, faut-il que le futur exécutif présidentiel prévoie un ministère du numérique ? Les avis sont partagés. "Oui, j’y suis favorable, mais il faut un ministère de plein exercice, pas un secrétariat d’Etat" affirmait Laurence Parisot alors que Gilles Babinet y est totalement opposé. Pour lui, la "rampe de lancement" que doit représenter le digital se conçoit à une échelle européenne pour être compétitive avec le reste du monde.
Un monde du numérique qui mute très vite d’ailleurs. Les GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon), géants américains du web, se diversifient car bien conscients que leur hégémonie ne durera qu’un temps. La Chine prend doucement la tête du secteur tandis que les savoir-faire français ne sont pas assez valorisés.

Autant de constats qui, ramenés au thème "le numérique au service de l’homme", doivent nous faire prendre conscience qu’il ne faut pas opposer les hommes aux robots, seulement se donner les moyens d’optimiser ce levier qui n’en est qu’à ses débuts.

CR



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