Ultime étape dans le processus de démocratie participative mis en place par le Conseil général des Deux-Sèvres, le choix par les habitants de leur logo, se déroule jusqu’au 26 mars.
Initié en début d’année, ce projet de renouveau graphique avait engendré des réactions assez vives de part et d’autre, le budget de 20000 € ayant été jugé trop important dans un contexte plutôt symbole d’économies.
Il avait alors été décidé de demander à des volontaires de participer à cette conception, l’agence de communication (la Compagnie interactive), pour sa part, offrant ses services de conception à partir des tendances dégagées.
3 propositions sont en ligne, et chacun est invité à faire son choix, pour les consulter, et éventuellement voter : www.logo79.com

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Que le département prévoit un budget aussi large que 20 000 euros pour se doter d’un nouveau logo et c’est le tollé général. Pensez-vous, gâcher 20 000 euros pour un petit dessin ridicule, c’est vraiment bien cher quand on pourrait utiliser cet argent à bien d’autres choses… Y-aurait-il des professions maudites ? Pourquoi ne pas avoir confier la réalisation du nouveau siège du CG à un bricoleur du dimanche ? Le travail d’un graphiste n’a donc aucune valeur ? Et un confrère spécialiste de sites internet de proposer ses services pour réaliser ce travail gratuitement ! Voilà une façon originale de défendre son professionnalisme.
Tous les organismes professionnels internationaux du design dénoncent la pratique du travail gratuit. La création, aussi spontanée soit-elle, est toujours le fruit d’une étude globale souvent longue et coûteuse. C’est en quelque sorte, la partie immergée de l’iceberg, indissociable de tout projet. Devenue méthode de vente, proposer gratuitement ses compétences est une atteinte à toute la profession.
Les pouvoirs publics doivent —aussi— montrer l’exemple Les concours et les offres de marchés publics devraient toujours se dérouler dans un cadre légal, équitable pour le contribuable et le professionnel : l’argent public est dépensé dans le meilleur rapport compétences-prix en donnant une véritable chance à tous. Cette démarche opportuniste de choisir l’offre à 0 euro favorise la capacité d’un plus gros à supporter cet investissement et se fait au détriment d’une démarche qualitative qui consiste à interroger un ensemble de professionnels et à les sélectionner sur leurs compétences et leur talent.
C’est plutôt réducteur de ne faire appel qu’à une seule entreprise. Le vote ne se fait de toutes façons qu’entre les propositions d’un seul intervenant. C’est la solution du choix zéro.
C’est clair que les Deux-Sèvres peuvent se contenter d’un logo à 0 euro… ou vouloir mieux et plus. D’abord comprendre ce qu’est un logotype et son utilité, car son utilité est réelle. Il est possible de changer la perception d’un département sur sa seule identité visuelle. Bien-sûr celle-ci doit accompagner une politique et des actions mais elle peut être le départ d’un nouveau regard sur le territoire, mettre l’accent sur des valeurs… C’est un long travail de réflexion, d’analyse et de concertation de différents acteurs (politiques, économiques, culturels…) qui, réalisé en amont, permettra de synthétiser en formes, couleurs et typographie la "personnalité" du département. Les Deux-Sèvres ont besoin d’une image forte pour sortir de l’anonymat, c’est donc forcément une image qui ne peut pas plaire à tous. Quel intérêt alors de la choisir par un vote ? Une image forte peut avoir besoin de temps pour se faire accepter, pour se faire comprendre. Parce que c’est cela avoir de la personnalité. Parce que les Deux-Sèvres ressemblent à ces images qui restent dans nos mémoires et que l’on apprécie pour leur singularité, leur sincérité, leur authenticité et pas parce qu’elles plaisent à tout le monde.
Ce travail est habituellement évalué à des niveaux de rémunération bien supérieurs, le "prix du marché" pour un logo d’une telle institution est plutôt de l’ordre de 50 000 euros, (exemple CR Nord = 56 000€). Pensez bien que si les clients institutionnels acceptent ces montants c’est que ce travail ne s’improvise pas. Il est le fruit d’une démarche stratégique qui ne doit rien au hasard. Comme le travail des personnes chargées de juger les propositions, si les métiers de la communication atteignent des niveau de doctorat, ce n’est certainement pas par hasard non plus.
Les logos ne sont pas PRO Obligé de choisir le moins pire pas de 3D, pas de perspective,pas de couleurs chatoyantes (attractive)(qui pètent).
De l’envergure svp
l’actuel relooké en 3D avec des fuillantes serait très bien.
Je suis d’accord avec Dominique.
En plus je trouve les trois logos vraiment pas terribles (et nulle espace pour l’exprimer).
Bref, du web collaboratif qui ne l’est pas.
Jesumariejoseph.
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posté par Le fouineur de nuit le 28.03.09