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Actualités 11 mai 2020

Alain Rousset pour une régionalisation de la santé et de l’éducation



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Jeudi dernier, le président de Région, Alain Rousset, tenait une visio-conférence sur les dispositions régionales relatives au déconfinement, essentiellement dans les transports. En introduction, il a tenu à souligner un certain nombre de points importants.

"Il faut saluer l’exceptionnelle mobilisation des territoires depuis mars ainsi que celle de ceux que l’on pourrait appeler les "premiers de corvée" : intervenants à domicile, caissières de supermarchés, étudiants en médecine... L’Etat, alerté depuis 2004-2005, n’a pas su se préparer à cette crise. Quelle que soit sa bonne volonté, ça oblige le gouvernement à avoir des paroles contradictoires. Dans tous les pays d’Europe, la santé et l’éducation sont régionalisées... la Nouvelle-Aquitaine y est prête ! Elle a joué le rôle de "grand frère" auprès des collectivités locales et poursuit ces actions, notamment dans la commande et la production locale d’équipements de protection."

Revenant sur les dispositifs mis en place, le président s’est déclaré "favorable au port du masque obligatoire dès la sortie du domicile" et a fustigé les fonctionnaires d’Etat qui, n’étant pas sur le terrain, sont déconnectés de la réalité : "On nous pond une circulaire en 63 pages sur le nettoyage des loquets de portes ! C’est un système colonial ! Je réclame une relation de confiance entre l’Etat et les décideurs locaux."

"Le monde d’après, c’est la reconquête industrielle et technologique"

Dans les prochaines semaines, les prochains mois, la Région va impulser une réflexion, avec des industriels locaux, pour relocaliser certaines productions. "Le monde d’après, c’est la reconquête industrielle et technologique" rappelait Alain Rousset avant de poursuivre "Il nous faut voir ce qui est risqué, ce qui est faisable, c’est pourquoi nous avons mis en place des groupes de travail avec des industriels locaux par exemple pour étudier la fabrication dans la région des éléments de base constituant nos médicaments, ou celle de composants électroniques - aujourd’hui, 80% de ces composants viennent de Chine - !
Il nous faut aussi accompagner les entreprises vers une diversification de leurs activités afin de réduire leur fragilité. On peut imaginer que le savoir-faire en matière d’aéronautique par exemple ne soit pas très éloigné de celui du ferroviaire... les possibilités sont nombreuses
."

"La formation, notamment à distance, devra être revue pour répondre aux besoins des entreprises, il nous faudra contribuer au rééquipement des agriculteurs pour qu’ils puissent sortir des pesticides, mettre au point des solutions de réutilisation des eaux grises... les axes de travail sont multiples.
En septembre, il faudra s’attacher à un suivi particulier des jeunes, ceux qui sont néo-diplômés, ceux qui poursuivent leur cursus, avec un accent particulier sur l’orientation et la remise à niveau après des mois sans enseignement.
"

"La SNCF doit se préparer à un saut qualitatif important en matière de propreté"

Après avoir annoncé la gratuité pour les abonnés sur les mois d’avril et mai, le président de Région a laissé la parole à Hervé Lefèvre, directeur régional de SNCF Voyageurs Nouvelle-Aquitaine. Celui-ci a fait un état des lieux de la reprise progressive des liaisons en TER sur le territoire en soulignant que "la SNCF doit se préparer à un saut qualitatif important en matière de propreté." La priorité étant donnée à une utilisation domicile-travail des transports publics, la reprise va être proportionnelle. Les détails sont à consulter sur le site de la Région et sur la plateforme dédiée.
Un courrier a été adressé à la Préfète de Région, Fabienne Buccio, lui demandant de mobiliser les forces de l’ordre pour faire respecter, sur certaines lignes de TER, les mesures de distanciation et de port des masques.
Renaud Lagrave, vice-président en charge des transports, a quant à lui évoqué le travail réalisé sur chaque ligne de transport scolaire avec les opérateurs locaux "une véritable dentelle, circuit par circuit, pour assurer cette reprise partielle des cours jusqu’aux vacances d’été."

CR



  • denise
    14 mai, 23:16

    Après le coronavirus nous serons toujours en état d’urgence climatique et la Nouvelle Aquitaine est maintenant l’exemple de ce qu’il ne faut surtout pas faire en matière de climat et de biodiversité !

    Les zones tempérées de la planète sont caractérisées par la présence d’eau ou de végétation, et c’est justement quand les continents se "dévégétalisent" l’été que la désertification s’installe ! Avant de perdre ses arbres le Sahara était une forêt ! L’été la Nouvelle aquitaine est un désert, et depuis 20 ans on diminue de 10% par an les surfaces irriguées , ce qui amplifie fortement le phénomène de désertification !

    Dans un écosystème forestier (notre référence en matière de climat) 70% des précipitations sont consacrées à l’entretien du cycle de l’eau (évapotranspiration) par rétention dans les sols, ce qui laisse 30% de retour en mer. Quand les retour en mer d’un bassin versant dépasse les 30% c’est que la végétation n’aura pas assez d’eau, ce qui va entrainer un manque d’évaporation (donc un stockage de chaleur dans les sols = canicule) un manque de pluie, un assèchement des sols et une destruction de la biodiversité, un sol sec c’est un sol mort !

    Toute la régulation thermique des basses couches de l’atmosphère se fait par l’évaporation (chaleur latente) ! Il faut végétaliser massivement (villes et campagnes) au rythme des forets de feuillus . Contrairement aux idées reçues, la pluie ne vient pas uniquement de la mer : 70% des précipitations continentales proviennent de l’évapotranspiration (végétation) et seulement 30% de l’évaporation en mer ... Autrement dit , il ne pleut pas sur des sols secs !

    En climatologie on part du principe que c’est la végétation qui apporte les pluies, donc l’ irrigation n’est pas un problème mais LA solution , à condition d’avoir fait des réserves l’hiver ! Le bilan hydrique de la végétation est toujours positif dans un rapport 2/3 1/3 : 2 litres d’eau évaporée = 3 litres de pluies ! Si tout le monde avait le bon sens de faire comme les agriculteurs, des réserves d’eau l’hiver (particuliers, villes, industriels, etc ...) pour végétaliser en épargnant les nappes phréatiques l’été on ne parlerait jamais de sécheresse ! Oui la végétation utilise 70% des pluies mais c’est quand elle ne le fait pas que le climat se dérègle !

    En France les forets brulent parce que depuis 30 ans on plante des conifères qui consomment deux fois moins d’eau ... donc apportent deux fois moins de pluies ! D’ailleurs on ne plante pas de conifère en Afrique !

    Les vrais spécialistes du climat nous disent bien que quand la température monte il y a plus d’évaporation et donc plus de pluie, donc il n’y aura pas moins d’eau mais une dégradation de la répartition annuelle des précipitations avec des accidents climatiques : inondations l’hiver et sécheresses l’été !

    Les villes commencent à comprendre qu’il faut végétaliser pour "climatiser" mais tous les étés on laisse, dans nos campagnes, des millions d’hectares sans végétation ; un champ bien vert l’été aura le même impact sur le climat qu’une foret ! Il y a 20°c d’écart entre un champ vert et un champ sec l’été , sur 4 millions d’hectares de Surface Agricole Utile l’impact sur le climat est énorme ! Si on reboisait dès aujourd’hui l’ensemble de la région il faudrait attendre 30 ans avant de commencer à voir les effets sur le climat ... C’est bien de replanter des haies dans les champs mais c’est une goutte d’eau dans l’océan !

    Les inondations sont provoquées uniquement par les ruissellements sur des sols étanches ou saturés, c’est pourquoi il est urgent de capter tous les ruissellements (ce que demande le ministre de l’agriculture avec les réserves collinaires...) pour prévenir les inondations , éviter les pollutions, alimenter les nappes phréatiques par infiltration et garder de l’eau pour l’été. Un bassin versant se gère en amont et pas en aval : pour lutter contre les inondations tout en gardant de l’eau pour l’été il faut retenir l’eau le plus en amont possible du bassin versant avec des réservoirs ! Si la Seine n’avait pas les grands lacs, Paris serait à sec tous les étés. Les rivières sont le drainage naturel des sols, quand on augmente le débit de drainage les sols sèchent plus vite.

    En Nouvelle Aquitaine les nappes phréatiques sont pleines depuis début décembre 2019 ... Tout est saturé mais comme on n’a pas fait de réserves supplémentaires on manquera dramatiquement d’eau l’été prochain ... comme l’été dernier ou toute la France était en restriction ou même en crise !

    Les nappes profondes sont alimentées par les nappes superficielles elles mêmes alimentées par les eaux de surfaces (rivières étangs lacs pluies), pour ne pas perturber le cycle de rechargement des nappes phréatiques il faudrait que tous les prélèvements soient compensés (à volume équivalent) par des réserves de surfaces, avec une application strict du code de l’environnement : Aucun rejet en rivière par un recyclage de l’eau dans les sols (irrigation).

    La consommation d’eau en Nouvelle Aquitaine est de 1,5 milliards de m3 (potable, industrie et agricole) ce qui correspond à 2,5% des pluies reçues annuellement, nous ne manquons pas d’eau mais de simplement de réserves !

    Depuis le 4 11 2019, la Garonne a évacué (au niveau de Tonneins) 11,5 milliards de m3 d’eau douce (5 milliards de m3 au delà du débit moyen annualisé de 595m3/sec) sur un bassin versant de 51500km2 avec une pluviométrie moyenne de 700mm par an cela correspond à 32% des pluies. La Garonne vient d’évacuer en 4 mois ce qu’elle aurait du évacuer en une année, si on extrapole ce calcul à la surface de la Nouvelle Aquitaine (84200km2), on obtient un excédent d’eau en 4 mois de 8 milliards de m3, c’est à dire le volume nécessaire pour irriguer (fortement) les 4 millions d’hectares de la Surface agricole Utile de la région.

    Donc à partir d’aujourd’hui on sait déjà que la Garonne a évacué trop d’eau, donc on n’aura pas de quoi végétaliser le bassin versant l’été prochain donc on aura des canicules et un manque de pluie.

    dans les Deux Sèvres nous en sommes à la quatrième période d’inondations et on manquera d’eau l’été prochain ... au niveau de Niort à la Tiffardière, depuis le 18 10 2019, la Sèvre a déjà évacué 550 millions de m3 d’eau douce vers la mer alors que le bassin reçoit annuellement 900 millions de m3 ... La Sèvre vient de rejeter en 4 mois ce qu’elle aurait du rejeter en DEUX ANS ... ça doit être la rivière de France la plus mal gérée ... et ce n’est pas fini !
    On va atteindre les 60% de rejet en mer alors qu’il ne faudrait jamais dépasser les 30% ! Si tout le monde avait le bon sens de faire de faire comme les agriculteurs, des réserves d’eau l’hiver (particuliers, villes, industriels, etc ...) pour épargner les nappes phréatiques l’été on ne parlerez jamais de sécheresse !

    Les surfaces végétales sont les seules à évacuer la chaleur, entretenir le cycle de l’eau, baisser l’albédo des sols, stocker de l’énergie solaire sous forme de biomasse, protéger et nourrir la biodiversité dont nous faisons partie .

    Notre référence climatique c’est la forêt de feuillus (sur tous les continents) , nos forets sont vertes l’été il faut que nos champs soient verts au même rythme, plus la densité végétale de notre environnement sera importante mieux on vivra !

    Les cultures d’hiver ne sont pas gênantes à condition qu’elles soient suivies d’un couvert végétale vivant l’été, c’est d’ailleurs imposé par la PAC mais pas respecté en Nouvelle Aquitaine puisque tous les étés on coupe l’irrigation pour alimenter les villes qui rejettent les pluies en mer, qui ne font pas de réserves et qui ne recyclent pas l’eau dans les champs ...

    Depuis les années 50, le taux d’urbanisation a fortement augmenté, avec une demande en eau croissante et des stations d’épurations raccordées (par facilité) aux rivières, donc sans recyclage de l’eau ! Toute l’eau qui arrive en ville (pluie, eau potable, alimentation) rejoint la mer via les rivières sans être correctement traitée et donc en générant une pollution massive.

    Dans les années 70 on a subventionné l’irrigation, ce que la population a assimilé à de l’agriculture intensive.

    Dans les années 2000 on a finit par épuiser les nappes l’été, la répartition des prélèvements étant la suivante : 46% agricole, 34% potable et 12% industrie, il était facile d’accuser l’agriculture et de lui couper l’eau. Mais ce qui aurait du rester une mesure provisoire s’est transformé en moyen de gestion de la ressource : dès que les nappes baissent on coupe l’irrigation sans jamais rechercher de compensation donc sans jamais résoudre le vrai problème : le détournement massif et illégal de l’eau douce par les villes non conformes au code de l’environnement ! 34% + 12% = 46% donc si l’eau potable et industrielle était recyclée dans les champs on diviserait par deux les prélèvements dans les nappes phréatiques et si on y ajoute l’eau qui ruisselle sur le béton des villes on pourrait irriguer la totalité de la surface agricole utile de la région (781 000 hectares de béton en Nouvelle Aquitaine (9,3% du territoire)) qui détournent annuellement 5 milliards de m3 d’eau douce vers la mer au lieu de l’infiltrer, c’est 3 fois la consommation TOTALE de TOUTE la région ,potable agricole et industrie)

    Les coupures systématiques de l’irrigation, dès que les nappes baissent l’été , ont ancré dans l’opinion publique que l’irrigation était LE problème, en occultant que les villes rejettent 10 fois plus d’eau dans les rivières , que les prélèvements agricoles représentent seulement 2% des précipitations annuelles et surtout que la végétation est notre pompe à eau ! Alors effectivement en coupant la pompe on n’a plus de fuite mais on n’a rapidement plus d’eau … Si les agriculteurs avaient pu constituer des réserves l’hiver pour irriguer l’été, le détournement des villes serait passé inaperçu (hormis les problèmes de pollution) , mais comme l’irrigation a été désignée responsable des pénuries d’eau , les « écologistes (FNE, SEPANSO, génération écologie et EELV) » ont bloqué la construction de réserve (Sivens, Caussade, etc ..) … Bilan de l’opération : la région se transforme en désert tous les étés !

    Pour résumer la loi sur l’eau de 1964 : 1) priorité à la consommation humaine 2) biodiversité 3) eau économique !

    La consommation humaine sous entend l’eau de boisson, c’est à dire 1% de la distribution d’eau (la loi de 1964 ne légalise pas l’utilisation d’eau potable pour les toilettes ou les lessives, on devrait même l’interdire si l’eau n’est pas recyclé dans les sols après traitement…).

    La biodiversité : la base de toutes les chaines alimentaires se trouve dans la biodiversité des sols, les micro-organismes des sols sont indispensables à toute la vie sur la planète , un sol sec c’est un sol mort, c’est pourquoi il est indispensable de maintenir une couverture végétale vivante, sur les sols agricoles, l’été . En laissant sécher des millions d’hectares l’été, non seulement on nuit gravement à notre sécurité alimentaire mais on coupe le cycle des pluies et nos rivières sèchent ce qui provoque une rupture de la continuité écologique des cours d’eau !

    L’eau économique : l’industrie utilise beaucoup d’eau, cette eau est nettoyée après usage mais rejetée en rivière au lieu d’être recyclée pour l’arrosage ! Le code de l’environnement impose un traitement et une infiltration de TOUS les rejets (pluies et eaux usées pour : villes, maisons individuelles, industrie) pour ne pas perturber le cycle de rechargement des nappes phréatiques, et quand les infiltrations ne sont pas possibles l’eau doit être recyclée pour des usages non domestiques comme l’arrosage (irrigation). si le code était appliqué par les villes et l’industrie les nappes ne s’épuiseraient pas ! Pour la métropole de Bordeaux, les rejets en rivières (pluie et eaux usées) correspondent à 365 millions de m3 par an ... C’est un volume d’eau douce équivalent au barrage de Sivens qui rejoint la mer chaque jour pendant que les campagnes du département sèchent dramatiquement !

    L’eau agricole ne doit pas être intégrée à l’eau économique parce qu’elle entretient le cycle, couper l’irrigation c’est comme couper la pompe à eau des continents ! On devrait remplacer le mot irrigation par " végétalisation" ou " entretien du climat ".

    Donnez l’eau aux agriculteurs (sans taxe) à raison de 2000m3 à l’hectare ou 4000m3 pour le maraichage et vous n’aurez plus JAMAIS de sécheresse. Les agences de l’eau ont adapté une gestion "administrative" complètement déconnectée du terrain qui ne tient pas compte du cycle de eaux de surfaces et qui amplifie le dérèglement climatique, c’est une grave erreur de calcul parce que si l’eau pour la végétalisation était gratuite, le cycle ne serait pas coupé, il n’y aurait jamais de restriction et elles vendraient encore plus d’eau ! A condition bien sur que les villes soient aux normes et recyclent l’eau dans les sols ...

    On aura sauvé le climat et la biodiversité quand la France sera verte l’été !
    https://www.mediaterre.org/actu,20200503184212,1.html

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