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Une Charentaise parmi les 24 jeunes Européens du programme « Génération Europe 2026 »
Habitante de Gensac-la-Pallue en Charente, Adélaïde Buchou, 24 ans, fait partie des 24 jeunes sélectionnés dans toute l’Union européenne pour intégrer le prestigieux programme « Génération Europe 2026 », dédié à la réflexion sur l’avenir de la jeunesse européenne et la préservation de la paix entre les peuples.
Déjà engagée à haut niveau, Adélaïde n’en est pas à son premier combat. À 23 ans, elle rejoint le Conseil d’Orientation des Politiques de Jeunesse (COJ), instance consultative auprès du Premier ministre. À 24 ans, elle est présidente de la Jeune Chambre Économique Angoulême-Cognac, élue régionale associative, serial entrepreneuse... et désormais actrice d’un programme européen stratégique.
Entre Paris, Bruxelles et Berlin, elle portera une parole claire :
– celle d’une jeunesse qui refuse d’attendre son tour,
– d’une Europe qui doit écouter ses jeunes avant de leur demander d’y croire,
– et d’une paix qui se construit par l’engagement, pas par l’inaction.
« Ce n’est pas une récompense, c’est une responsabilité », affirme-t-elle.
Le programme « Génération Europe » a été créé en janvier 2023 à l’occasion des 60 ans du traité de l’Élysée. Chaque promotion est composée d’un groupe d’une vingtaine de jeunes entre 18 et 35 ans qui s’engage pour contribuer aux relations franco-allemandes durant un an.
Chaque promotion se retrouve lors de trois rencontres annuelles, en France, en Allemagne et/ou dans un autre pays européen. Les membres s’organisent en groupes de travail afin de mener des études et de collaborer au sein de leur domaine d’expertise : la politique, l’économie, la science, la culture, l’écologie...
Le premier séminaire se tiendra fin janvier à Berlin, point de départ d’un travail collectif sur l’avenir des jeunesses européennes, la démocratie et la coopération entre les peuples.
D’une cuisine étoilée aux tables de décision
Le parcours d’Adélaïde Buchou n’est ni linéaire, ni confortable, et c’est précisément ce qui fait sa force. Arrivée à Cognac à 6 ans, elle s’oriente très tôt vers la pâtisserie, se forme au lycée hôtelier de La Roche-sur-Yon, travaille en restauration gastronomique, auprès de chefs étoilés, en France comme à l’étranger. Un milieu exigeant, hiérarchisé, encore largement masculin.
À 20 ans, elle fait un choix radical : changer de voie, revenir en Charente et reprendre le contrôle de son avenir. En moins d’un an, elle décroche un diplôme supérieur en comptabilité et gestion d’entreprise, puis plonge dans l’entrepreneuriat et l’engagement collectif.
C’est à la Jeune Chambre Économique Française qu’elle trouve son terrain d’expression. En trois ans, elle y occupe presque tous les postes clés, pilote six actions locales, structure des projets, fédère des équipes, jusqu’à être élue présidente locale en 2025.
Leadership féminin : faire, décider, assumer
Ancienne créatrice de contenu et animatrice de podcast, Adélaïde choisit de mettre en pause sa visibilité personnelle pour investir pleinement le terrain : celui des territoires, des associations, des décisions. En 2024, elle s’installe à Gensac-la-Pallue et devient mère de son premier enfant. Loin de freiner son engagement, la maternité renforce ses convictions. Aujourd’hui, elle est entrepreneuse indépendante en assistanat de direction et conseil en gestion, et prépare la création d’une seconde entreprise dans la restauration, pensée autour du bien-être, du bien-manger et des circuits courts.
Son message est clair :
– le leadership féminin n’est pas une posture,
– la jeunesse n’a pas à prouver qu’elle est légitime,
– les femmes n’ont pas à choisir entre engagement, carrière et maternité.
Et demain ?
À la question de l’avenir, elle répond sans détour : « On passe trop de temps à demander aux jeunes d’être patients, raisonnables, discrets. Moi, j’ai décidé d’être présente, compétente et engagée. Parfois, il suffit d’enlever un grain de sable de sa chaussure pour comprendre qu’on est capable de courir des marathons. Je ne sais pas encore où je serai demain, mais je sais pourquoi j’avance. »
Adélaïde Buchou ne cherche pas à entrer dans les cases.
Elle préfère les déplacer.
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