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Politique 29 mai 2017

Guillaume Chiche, une vision « utilitariste » du rôle de député



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Candidat République En Marche dans la 1ère circonscription des Deux-Sèvres, Guillaume Chiche est un jeune homme engagé qui affirme sa volonté de mettre son expérience et ses contacts « parisiens » au service de son territoire d’origine.

La campagne pour les législatives bat son plein et certains candidats sont engagés depuis de nombreuses semaines. Pour Guillaume Chiche, le « feu vert » a été donné seulement le 11 mai par la commission d’investiture d’En Marche, non sans une certaine surprise. Il faut dire que pour ce jeune mouvement, plusieurs figures du territoire niortais avaient publiquement annoncé leur candidature. L’investiture de Guillaume Chiche, niortais d’origine, fils d’un dirigeant de mutuelle, en poste dans une SEM foncière parisienne, a été vécue par beaucoup comme un « parachutage ». Le candidat s’en défend : « Mes racines sont à Niort, j’y ai fait mes études jusqu’au bac et j’y revenais ensuite tous les week-ends comme beaucoup d’étudiants. J’ai pu ensuite saisir des opportunités professionnelles à Paris, mais sans jamais couper le lien avec le niortais. Quant à cette candidature, je l’ai formulée par internet, comme tous les candidats En Marche. »

Le déclic de l’engagement, pour Guillaume Chiche, s’est produit lors de sa première année de faculté de droit à Poitiers. « Il y a eu les manifestations contre le CPE (Contrat première embauche) du gouvernement De Villepin et aussi pour moi la prise de conscience que tous les étudiants n’avaient pas les mêmes chances, socialement, bien que tous dans le même amphithéâtre. Je me suis donc engagé auprès des jeunes socialistes et aussi dans une mutuelle étudiante : la LMDE. Cet investissement personnel a dépassé le cadre local et des déplacements de plus en plus nombreux dans la capitale m’ont conduit à intégrer une faculté parisienne pour ma 4e année d’études en administration des collectivités territoriales. Ensuite, tout s’est enchainé. J’ai eu l’opportunité d’intégrer le cabinet de la vice-présidente à la Région Ile de France en charge de l’enseignement supérieur et de la recherche. Une sacrée expérience en sortie d’études ! J’ai travaillé auprès d’elle pendant deux ans dans la gestion de budgets, la création de liens directs avec les écosystèmes locaux… J’ai beaucoup appris dans cette fonction. Le président de la Région Jean-Paul Huchon m’a ensuite proposé de rejoindre son cabinet pour prendre en charge les dispositifs de décentralisation dans le cadre de la Loi NOTRe. En janvier 2016, j’ai quitté la Région et intégré la direction du groupe SOGARIS, une SEM foncière spécialisée dans la logistique en région parisienne. C’est aussi en 2016 que j’ai rejoint le Mouvement En Marche. J’ai œuvré dans l’équipe du QG de campagne d’Emmanuel Macron en rédigeant des notes techniques et politiques. »

Ne pas décevoir

« Je suis un candidat de la majorité présidentielle et l’enjeu est important, il ne faut pas décevoir et se donner les moyens d’agir, sinon ce sera la porte ouverte aux extrêmes. J’ai posé ma candidature après l’élection présidentielle car je voulais continuer à être utile à ce mouvement et ça ne pouvait se faire qu’ici, à Niort. J’ai donc une vision très utilitariste du mandat de député avec trois priorités :
- Donner de la visibilité localement sur les travaux parlementaires, faire le lien, rendre des comptes sur les projets en cours, le travail en commissions
- Porter les problèmes du territoire à l’assemblée nationale et pour ça, il faut se consacrer à temps plein à la fonction. Je veux rendre à mon territoire ce qu’il m’a apporté.
- Faire avancer les projets locaux, faire rayonner les entreprises locales à Paris et attirer des projets vers le territoire.

Puisqu’on m’en parle régulièrement, prenons l’exemple des mutuelles niortaises. C’est un potentiel pour le niortais, un frein aussi car le danger est que les centres de décisions quittent le territoire, l’enjeu est donc énorme. Il faut avoir la capacité d’accompagner une innovation de services car les mutations à venir dans ce secteur d’activités sont conséquentes. Il faut aussi pouvoir porter l’attractivité du territoire, soutenir ceux qui y investissent.
Pour ce faire, j’aurai une forte présence sur la circonscription. Une permanence à Niort c’est bien, mais j’aurai aussi des permanences délocalisées en Gâtine et resterai accessible à tous. Par ailleurs, le travail avec les élus locaux s’impose, les maires sont des interlocuteurs privilégiés. Comme on le fait à la République En Marche, il faut valoriser les compétences locales.
D’une façon générale, pour résoudre les problèmes, il me semble important de créer ou recréer le dialogue entre les différents acteurs, c’est aussi le rôle du député. Il y a de nombreux sujets à mettre sur la table : maintenir les offres de service dans tous les territoires, encourager les échanges et surtout ne pas développer les centres urbains au détriment des périphéries. J’ai beaucoup travaillé sur ce sujet en île de France et contrairement à ce qu’on croit, cette région ne se résume pas à la communauté urbaine de Paris ou aux banlieues, la ruralité y est bien présente et la fracture territoriale est aussi une réalité.
En matière agricole, on a un projet qui tient la route avec une conseillère originaire de Niort que je connais bien : Audrey Bourolleau. Quant à la culture, je crois beaucoup à l’action des associations locales, il faut les soutenir. Un député doit tout faire pour donner des marges de manœuvre à ceux qui agissent localement, notamment les exécutifs locaux et c’est pour ça que la fonction doit être exclusive et ne pas se cumuler à un autre mandat
. »

Et si ça ne "marche" pas ?

« Je suis encore assez jeune (31 ans) et pour construire une vie personnelle de qualité, le niortais a tous les atouts, j’envisage quelque soit le résultat de ce scrutin, de revenir m’installer ici avec ma compagne, sous réserve qu’elle obtienne une mutation car elle travaille dans la fonction publique d’Etat… »

CR

Les candidats sur cette 1ère circonscription des Deux-Sèvres :
Maryse VALLEE / Sup Christine ROBERT (Lutte ouvrière)
Martine GENDRY / Sup Marie-Christine SORIN (Front national)
Guillaume CHICHE / Sup Sophie GABORIEAU (République En Marche)
Joseph ABI NADER / Sup Florian CHABIRAND (Union populaire républicaine)
Nathalie SEGUIN / Sup Karine OLIVIER (France insoumise)
Tristan PELISSIER / Sup Jean-Baptiste PELISSIER
Marc THEBAULT / Sup Christiane BAILLY (Les Républicains et UDI)
Élodie TRUONG / Sup Christian GUILLAUME (Parti socialiste)
Cédric CHARLIER / Sup Béatrice OLIVER
Coralie DENOUES / Sup Laurent LYOTHIER
Alain PIVETEAU / Sup Monique JOHNSON (Collectif Champ Libre)
Cyril GIRAUD / Sup Natalie BEGOU (Souveraineté identité et libertés)



  • pascual
    5 juin, 11:07

    Bonjour Monsieur,
    Etant retraité, je souhaiterais obtenir un entretien avec vous pour évoquer l’augmentation de la CSG prévu par LREM parallèlement au blocage du montant des retraites versées depuis 2012 (aussi bien pour le régime général que pour les complémentaires).
    Merci pour votre réponse
    JF PASCUAL
    tél : 05 49 08 03 93
    port : 06 72 99 06 96

  • pierre
    5 juin, 16:08

    Masqué

    personne ne discute du coût (augmentation lourde de la fiscalité) des réformes de Macron ; personne ne prévient du risque social des Ordonnances mises sur la table sans aucune négociation (ni même communication) ! Chaud la rentrée !

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